Portrait-métier : Laura Hannequart

portrait

 ID Laura Hannequart AdaliaChez Adalia des personnalités différentes se côtoient, chacune avec leur parcours, leurs connaissances, leurs compétences propres et leurs passions respectives. Un objectif commun ? Celui de s’activer pour répondre aux missions de la structure dans laquelle ils évoluent. Par son métier, chaque membre de l’asbl accompagne l’évolution des pratiques dans les espaces verts professionnels et particuliers pour la préservation de la biodiversité ! 

Laura est conseillère technique chez Adalia – et plus spécifiquement auprès des particuliers qui souhaitent recevoir des conseils pour mieux gérer leurs jardins en laissant une place de choix à la nature. Elle s’occupe également du suivi du label Jardiner Sans Pesticides qui accompagne les jardineries dans les conseils prodigués à la clientèle sur les alternatives aux produits phytopharmaceutiques. Mais elle ne fait pas que cela ! Découverte de son métier dans ce portrait.

Laura, de quoi est fait ton quotidien chez Adalia ? 

" J’ai plusieurs casquettes, ce qui rend mon travail plutôt riche !  Laura-Ecopaturage

D’abord, je suis conseillère technique avec des spécificités sur les thématiques du potager, de l’éco pâturage, de la gestion différenciée au jardin, ou encore de la lutte biologique. Dans ce cadre, je donne des formations que ce soit à la carte ou dans le cadre de notre cycle Le Jardin de Demain, à destination des particuliers. Je participe également à la création de contenus pour nos différents publics : rédaction d’articles, intervention dans nos vidéos « Conseils au jardin » … Tout ce qui peut aider à mieux comprendre et appliquer des pratiques plus écologiques dans les espaces verts ! 

En parallèle, je travaille sur le label Jardiner Sans Pesticides, avec mon collègue Thibaut. Ce projet a été développé, avec le soutien de la Région Wallonne, par Adalia. Il consiste en un réseau de jardineries labellisées qui s’engagent, selon leur niveau – il y en a 4 - à proposer des alternatives aux produits phytopharmaceutiques à leur clientèle. Nous sommes donc présents pour les aider à mieux accompagner leurs clients et les orienter vers des solutions naturelles. Dans mon quotidien, cela signifie que je vais à leur rencontre dans leur point de vente et que je vois avec eux comment valoriser les alternatives. Je suis aussi là pour répondre à leurs questions, que ce Label JSPsoit sur les produits, les solutions existantes pour s’en passer ou la législation. Nous essayons vraiment de créer un lien avec eux, de les accompagner concrètement, notamment en leur fournissant des outils pratiques : dépliants d’information sur les alternatives aux pesticides pour désherber son trottoir ou sur les plantes utiles au jardin par exemple, valorisation des alternatives disponibles dans les rayons de l’enseigne grâce à des « stop-rayon », affiches obligatoires dans le cadre de la campagne fédérale qui vise à sensibiliser et informer sur les risques liés à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques … Et tous autres supports d’information utiles à mettre à disposition de la clientèle.  Rayon label JSP

Pour aller plus loin dans cette démarche, nous organisons régulièrement des conférences dans leur point de vente sur des sujets tels que « Désherber autrement », « Adapter le jardin aux changements climatiques » ou encore « Réaliser un potager de manière écologique » … Nous allons aussi ponctuellement tenir des stands d’information durant les événements qu’ils organisent, portes-ouvertes ou autres… Cela nous permet de les soutenir en venant à la rencontre directe de leur clientèle et en fournissant des réponses concrètes, en direct, à leurs questions. "

Y-a-t ’il d’autres projets sur lesquels tu travailles ? 

Oui, je m’occupe aussi d’un cycle de formations destiné aux grandes enseignes de bricolage dans lesquels il y a des rayons « jardin » et où l’on peut trouver des produits phytopharmaceutiques. L’idée est donc de former le personnel aux alternatives aux produits phytopharmaceutiques pour qu’ils puissent mieux conseiller les clients. Ces formations sont reconnues dans le cadre de l’obtention d’un point pour la phytolicence que le personnel doit détenir pour conseiller les clients sur l’usage de ces produits. C’est donc un élément important pour les professionnels. Nous travaillons d’ailleurs en collaboration avec l’asbl CORDER pour ce projet. Pour 2026, nous prévoyons déjà de nouvelles thématiques pour continuer à faire évoluer le contenu proposé. 

Laura formation Grandes enseignes

… Enfin, pour terminer, je contribue aussi aux événements d’Adalia comme le Printemps au Naturel - particulièrement la Fête du Printemps au Naturel - Hortifolies ou les colloques. Là, je mets alors la main à la pâte pour aider mes collègues sur l’organisation, la logistique, les stands ou la proposition d’ateliers spécifiques… "

Comment es-tu arrivée là ? Quel a été ton parcours ? 

J’ai fait des études en agronomie, à la Haute École de Namur, en section environnement, dont je suis sortie en 2019. J’ai ensuite travaillé dans une administration communale, au service environnement. 

C’est là que j’ai découvert Adalia, en participant à des formations qu’ils donnaient. Ce qui m’a vraiment attirée, c’est cet engagement concret pour l’environnement, le fait de devoir constamment apprendre, se tenir informé, évoluer … Mais aussi les thématiques, l’approche, les valeurs… Ça m’a donné envie d’aller plus loin et quand une offre d’emploi s’est présentée, j’ai postulé. Et comme j’aime lire, me documenter, comprendre, transmettre… Ce métier rassemble tout ça ! "

Faut-il des compétences et des connaissances en particulier pour faire ton métier ? 

" Oui ! Il faut d’abord un vrai intérêt pour l’environnement. Ensuite, il faut être organisé, savoir passer d’un projet à l’autre, travailler en équipe, s’adapter aux imprévus… Parce qu’il y en a régulièrement. Il faut aussi être disponible : donner des formations en soirée ou tenir des stands le week-end. Ce sont des choses qui font partie du métier. 

Il faut aimer apprendre en continu. Personnellement, ma passion pour le potager m’aide beaucoup : je me renseigne naturellement, pour moi, et ça nourrit aussi mon travail. 

Le contact humain est essentiel. Aller à la rencontre des gérants des jardineries,Laura atelier mare comprendre leurs besoins, échanger avec des publics très différents… Il faut être à l’aise à l’oral et savoir s’adapter. Parfois, lors d’une conférence par exemple, il n’y a pas de questions et il faut capter l’attention autrement. D’autres fois, les questions fusent et il faut savoir rebondir. 

Les publics avec lesquels je travaille sont très diversifiés : professionnels, communes, élèves, particuliers… À chaque fois, il faut donc ajuster son discours. " 

Quelles difficultés rencontres-tu pour mener à bien tes projets ? 

" Eh bien, je dirais que ce n’est pas toujours évident de mobiliser les jardineries. Les gérants manquent souvent de temps, et s’investir dans un label demande un engagement supplémentaire. 

Il y a aussi toute la question de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les horaires peuvent bouger régulièrement, il faut parfois intégrer une nouvelle formation ou un événement dans un planning déjà bien rempli

Et puis, sur le terrain, on peut parfois faire face à des personnes très réticentes, voire opposées aux questions environnementales. Dans ces moments-là, il faut rester calme, ne pas entrer dans un rapport de confrontation, accepter qu’on ne convaincra pas tout le monde

Enfin, il faut accepter qu’on ne peut pas tout savoir. Et ça, pour quelqu’un de curieux comme moi, ce n’est pas toujours simple ! "

Comment c’est de travailler chez Adalia ? Qu’est-ce que tu apprécies ou apprécies moins ? 

J’apprécie de travailler avec des personnes passionnées, chacune avec ses compétences, mais avec une vision commune. L’ambiance est bonne, les échanges sont faciles, on peut compter les uns sur les autres. C’est aussi un environnement dans lequel je peux m’épanouir, dans un domaine qui me plaît profondément. C’est important. "

Et pour finir, quel est le premier conseil qui te vient en tête pour commencer « Le Jardin de Demain » ? 

" Prendre le temps. Observer ce qu’il se passe autour de soi : la nature est souvent bien faite et si on a l’œil observateur, elle nous aiguille sur ce qui fonctionne… Ou pas. Pour réagir… Ou non. Faire la bonne action, au bon moment. Observer la nature pousser et évoluer prend du temps, alors autant prendre aussi son temps et ainsi la respecter. "

Merci à Laura pour son partage et bon succès dans la suite de ses projets ! ■

Un portrait rédigé par Eve Libois, chargée de communication.

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