Maladies

Des feuilles ponctuées de taches brunes ou qui se couvrent d’une fine pellicule blanche, des fruits qui pourrissent, des branches qui dépérissent,... nombreuses sont les maladies qui envahissent les plantes de nos jardins. La plupart de ces maladies sont d’origine fongique, on parle alors de maladies cryptogamiques.

Devant une feuille tachée, il n’est pas aisé d’identifier la maladie responsable. Il est préférable de se munir d’un bon livre de diagnostic des plantes ou de s’adresser à un expert avant d’envisager un traitement. Certains laboratoires peuvent déterminer la maladie présente sur votre plante et éventuellement vous proposer des moyens de lutte.

Voici les maladies fongiques les plus courantes dans les jardins:

Prévenir plutôt que guérir

La prévention est la clé de la réussite contre les maladies. En appliquant les principes suivants, vous mettez toutes les chances de votre côté afin d’éviter l’apparition de maladies :

  • Choisissez des plantes adaptées à la nature et à la composition de votre sol.
  • Espacez les plantes pour une meilleure aération.
  • Evitez les fumures trop riches en azote, qui favorisent les maladies.
  • Dans le potager, appliquez une rotation des cultures (au moins trois ans entre chaque culture).
  • Coupez (au sécateur, pour éviter les blessures inutiles) les feuilles basses qui seront les premières atteintes (surtout dans le cas du mildiou) dès que la plante porte des fruits proches de la maturité.
  • Evitez de planter des variétés sensibles aux maladies et privilégiez les variétés résistantes.
  • Evitez les arrosages par aspersion du feuillage et arrosez de préférence le matin afin que la végétation sèche avant le soir.
  • Renforcez les défenses naturelles des plantes sensibles avec des arrosages ou des pulvérisations foliaires grâce à des décoctions de prêle, ortie, tanaisie ou ail. Retrouvez nos recettes ici.

Comment limiter les dégâts

Une fois que la plante présente des symptômes d’une maladie, vous pouvez encore agir pour limiter les dégâts et freiner la contamination des autres plantes.

  • Les tiges et feuilles desséchées par les maladies peuvent constituer des foyers de réinfestation la saison suivante et doivent être brûlées ou jetées aux ordures.
  • Éliminez rapidement les parties de plante atteintes ou la plante entière en cas de contamination avancée.
  • N’oubliez pas de désinfecter vos outils à l’alcool entre chaque intervention.
  • Essayez le bicarbonate de soude contre l’oïdium, la maladie des taches noires et les rouilles.
  • Pulvérisez préventivement une solution à base de soufre, efficace contre l’oïdium, la pourriture grise, et les taches noires du rosier.
  • Traitez préventivement avec un fongicide à base de cuivre, efficace contre le mildiou, les rouilles, la tavelure, l’anthracnose et la moniliose. Il y a différentes formulations sur le marché: la bouillie bordelaise, l’oxychlorure ou l’hydroxyde de cuivre.
ATTENTION: Ces produits peuvent se retrouver dans la composition de pesticides. Malgré leur faible impact sur l’environnement, leur usage n’est pas sans risques. Lisez scrupuleusement l’étiquette et respectez les précautions d’emploi. Préférez les produits déjà dilués et prêts à l’emploi. Même prétendus “bio” ou “naturel”, il s’agit de pesticides soumis à la législation en la matière.